• Québec en septembre 2013: L'ENSORCELEUSE DE POINTE-LEVY

    Toujours dans le cadre de Québec en septembre, j’ai choisi de découvrir de la fantasy historicisante genre que je n’avais pas encore trouvé dans la littérature de l’imaginaire québécoise pourtant prolifique. Donc voici le premier tome du Crépuscule des Arcanes :

     

    4ème de couverture :

    En Bas-Canada, après le Grand Choléra et la révolte des Patriotes, seules quelques personnes savent encore pratiquer la version théurgique des arcanes. Pourtant, à Notre-Dame des Tempérances, quelqu’un vient d’utiliser la goétie – la version noire des arcanes –pour modifier le cours naturel des choses. Nous sommes en 1849 

    Neveu du curé Lamare, Faustin travaille comme bedeau au presbytère de Notre-Dame des Tempérances. S’il sait que son oncle fait partie des arcanistes survivants, il n’en est pas moins surpris quand, après une pénible divination pratiquée le soir du Mardi gras, le vieil homme le conjure de ramener au plus vite Rose Latulipe, la fille du maire. Or, quand Faustin, accompagné du vicaire François Gauthier, se présente chez le notable, la jeune fille a été enlevée par un mystérieux étranger.
    La rencontre de Shaor’i, une Indienne aux pouvoirs arcanistes étonnants, lance les deux hommes sur des sentiers inconnus, d’abord pour recevoir l’aide du chamane Otjiera, puis vers le Mont à l’Oiseau de sinistre réputation, avec pour guide l’homme fort Baptiste Lachapelle.
    Pour Faustin, qui découvre avec stupéfaction que des gens peuvent se changer en harfangs, que les lutins et les loups-garous existent tout autant que la bête à grand’queue et les jacks mistigris, c’est la fin de l’innocence… et le début d’une quête dont l’aboutissement final transformera à jamais son existence ! 

     

    Québec en septembre 2013: L'ENSORCELEUSE DE POINTE-LEVY

     

    Un avis subjectif (le mien):

    Je tiens à dire que même si j’ai tiqué sur des détails qui m’ont gênée à la lecture, ce ne sont que des détails et le positif l’emporte beaucoup sur le négatif. Il s’agit bien sûr d’un premier tome d’une trilogie mais qui se suffit à lui-même puisqu’il y a une fin ouverte sur la suite certes mais qui peut aussi être lue comme une conclusion satisfaisante.

     La fantasy historicisante peut, quand elle est bien maîtrisée, être un grand plaisir à la lecture. Guy Gavriel Kay a en fait sa marque de fabrique avec beaucoup de talent (message subluminal : lisez TIGANE c’est un ordre !). J’en suis assez friande. Et quand elle aborde une partie de l’Histoire fort méconnue dans nos contrées et bien la nouveauté est plutôt bienvenue et on est curieux de découvrir et une histoire et un contexte historique. 

    Allez c’est parti, on se débarrasse d’abord des choses qui fâchent, comme ça, c’est évacué et on passe à la case Mélodie du bonheur juste après.

    Je n’ai pas vraiment eu le coup de cœur pour le personnage central Faustin alors que j’ai adoré les personnages secondaires. Je les trouve un peu creux ces héros, limite les méchants ont plus de classe.

    Je suis moyennement convaincue que devoir caser des poèmes et des chansons à tout bout de champ c’est forcément un plus (le grand JRR Tolkien le faisait, mais pourquoi l’imiter tout le temps).

    Le récit est un peu gâché par l’apparition de certaines constantes clichéesques du genre qui commencent à m’agacer vraiment (genre le syndrome Lukejesuiston…(mettez la parenté voulue) et il y a en a d’autres) et qui auraient pu être évité.

     Oui mais voilà, j’ai très vite fais abstraction de tous ces détails parce que j’ai aimé voyager dans ce Québec et passer quelques veillées avec forces contes, musique et chansons avec les habitants des petits villages traversés.

    La poésie de certaines descriptions est marquante notamment le pays des mah oumets et la magie très subtile permet de belles réalisations : j’ai adoré le canoë volant dans les cieux par exemple.

    De plus, l’histoire se construit autour de personnages ayant réellement existé ce qui est le petit plus qui fait la différence et parfois dans des contre emplois intéressants ou dans leurs réalité historiques ou légendaires. Les contes et légendes locaux sont également utilisés à bon escient et ajoute au charme du dépaysement.

     Le récit a quand même un côté classique et convenu, dommage, j’aurai aimé un peu plus de fantaisie qui aurait fait battre mon petit cœur de lectrice un peu plus vite. Mais c’est un premier tome, la suite corrigera peut-être ce petit défaut. Cela ne m’a pas empêché d’apprécier la ballade même si j’ai rarement été surprise pendant la lecture.

    Un auteur à suivre assurément pour peu qu’il se démarque un peu plus dans ces prochains livres.

     

    Québec en septembre 2013: L'ENSORCELEUSE DE POINTE-LEVY

     

     En résumé :

    J’aime :

    L’ambiance, le décor, le contexte qui dépaysent totalement

    L’ajout de personnages ayant réellement existé.

    L’utilisation des contes et du folklore local avec son bestiaire qui change de ce qu’on peut lire habituellement.

     J’aime moins :

    Les poèmes et chansons c’est bien mais en abuser…

    On n’évite pas certains clichés qui commencent un peu à être usés et lassants depuis le temps.

    Des personnages principaux un peu effacés

     Les suites (que je lirai volontiers):

    2 La Voyante des Trois-Rivières

    3 Le Sorcier de l’île d’Orléans

     

     


  • Commentaires

    1
    Vendredi 20 Septembre 2013 à 23:01

    ah une piste de lecture que franchement je n'ai jamais tenté... why not :-)

    2
    Samedi 21 Septembre 2013 à 16:28

    C'est à tenter en effet. Personnellement, je ne regrette pas, j'espère juste une intrigue plus surprenante pour les suites 

    3
    Lundi 23 Septembre 2013 à 00:42
    Karine:)

    Je vais explorer de plus près les alire...  Je ne sais pas si je vais aller vers celui-ci par contre... tu  ne me convaincs qu'à moitié.

    4
    Lundi 23 Septembre 2013 à 21:05

    Je suis peu adepte de la Fantasy (à part Tolkien)

    Un conseil, Chimère ? (indépendamment de la nationalité de l'auteur ;-)) 

    5
    Mardi 24 Septembre 2013 à 21:53

    Karine, Il y a de bonnes choses en polar aussi chez eux. Tu trouveras certainement ton bonheur et en plus ils éditent Elisabeth Vonarburg...le bonheur quoi...

    Valentyne, la fantasy est un genre très très vaste, avec plein de sous genres différents...et mon côté perfectionniste me titille suffisamment pour te concocter une liste, que je t'enverrai par mail, 

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